Résumé

Georges Du Gabé De Rességuier, dernier procureur général au parlement de Toulouse… (1863)

Vous le voyez, Messieurs, ce sont bien là les traditions que garde la magistrature de notre pays; si elle n'a plus la haute importance politique des Parlements, elle a été placée plus près du peuple pour le diriger par ses principes et par ses actes; mais si elle n'est plus mêlée directement aux agitations politiques, son calme n'est pas de l'indifférence; elle suit, d'un oeil attentif, la vie de la France, toujours digne du respect du peuple, parce qu'elle lui donne la première l'exemple de son respect pour la loi et de son amour pour la liberté.
Source : Gallica

Georges Du Gabé De Rességuier, dernier procureur général au parlement de Toulouse… (1863)

Je veux raconter la vie du dernier procureur général du Parlement de Toulouse, le courageux provocateur de ces énergiques protestations qui furent pour cette illustre compagnie un si glorieux et si sanglant linceul. Ecrire l'histoire du procureur général, c'est écrire celle de l'illustre compagnie dont il partagea les travaux et les périls; c'est rappeler surtout l'énergie patriotique, la fermeté inébranlable, le dévouement sans calcul aux vrais intérêts du pays des magistrats de la chambre des vacations, qui payèrent de leur vie l'accomplissement d'un grand devoir.
Source : Gallica

Georges Du Gabé De Rességuier, dernier procureur général au parlement de Toulouse… (1863)

Les amis sincères de la monarchie et de la liberté ne savaient que faire de ce pouvoir qu'ils venaient d'arracher à la noblesse et au clergé, ils hésitèrent; et des mains des plus honnêtes le pouvoir tomba aux mains des plus audacieux. Toutes les institutions de l'ancienne France, battues en brêche par les sophismes les plus attrayants, tombèrent sous les coups d'un parti qui combattait au nom de la liberté pour arriver au despotisme par la violence
Source : Gallica

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