Résumé

Armand Surmont Antoine Séguier : études biographiques (1868)

A l'origine il n'y avait en elles que ce principe, et si l'on avait pu, en 1776, le dégager de nouveau en supprimant les abus qui l'avaient obscurci, la société aurait joui des avantages économiques, moraux et politiques d'un régime dans lequel tous les hommes ayant des intérêts communs se groupent et se rapprochent librement, mettent en commun leur expérience, leurs épargnes, se fortifient mutuellement dans l'amour de leur profession, se portent secours au moment du malheur, et enfin font l'apprentissage de la vie publique en se gouvernant eux-mêmes dans leur état particulier.
Source : Gallica

Armand Surmont Antoine Séguier : études biographiques (1868)

La fantaisie et l'imprévu font quelquefois plaisir, mais il n'y a que l'ordre et la logique qui opèrent la conviction, et il faut savoir gré à ceux qui cherchent ces qualités fondamentales, dût leur style en conserver une teinte didactique moins agréable.
Mais il est temps d'étudier Séguier à un point de vue plus important que celui de la forme, et de chercher à connaître, après l'orateur, le magistrat et l'homme public. Pendant longues années, il resta à l'écart des grandes luttes où le parlement se trouvait quotidiennement engagé avec le pouvoir.
Source : Gallica

Armand Surmont Antoine Séguier : études biographiques (1868)

N'oublions pas que c'est par ce côté, surtout au temps de Séguier, que nos corps judiciaires occupent le plus de place dans la société française. Ils font des arrêts de règlement sur les matières de police, contrôlent les actes du Souverain, censurent ceux de ses ministres ; on les voit mettre en accusation des gouverneurs, casser le testament d'un roi; les émotions politiques qu'ils causent dans l'État sont sans nombre. L'avocat général est obligé de suivre les conseillers sur ce terrain brûlant.
Source : Gallica

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