Résumé

Patin Éloge de M. Roger, prononcé par M. Patin… (1843)

Quelque chaleur de zèle ne pouvait étonner chez M. Roger, lorsque se relevait celte monarchie, objet de ses affections premières, pour laquelle il avait souffert dès ses plus tendres années. Il était même naturel que, dans son vif attachement pour elle, il allât quelquefois jusqu'à confondre avec ce qui l'avait renversée ces formes nouvelles de gouvernement, devenues l'indispensable condition de son existence et le gage de sa durée. Quelque jugement que doive porter la politique sur ses opinions, la morale ne peut qu'en approuver la sincérité, la constance.
Source : Gallica

Patin Éloge de M. Roger, prononcé par M. Patin… (1843)

Ce personnage avait dans les belles loges bien des modèles vers lesquels se retournait le parterre, à des passages qui, par un habile artifice, donnait tout à coup à une composition de proportions, d'intentions modestes, une portée inattendue. Elle ne s'était annoncée que comme un petit drame attachant, amusant, selon la situation , elle devenait par moment une comédie de moeurs, d'un intérêt présent, disons aussi d'un intérêt général et durable : car tous les temps ont leurs parvenus , et tous les parvenus ont, à peu de chose près, les mêmes ridicules.
Source : Gallica

Patin Éloge de M. Roger, prononcé par M. Patin… (1843)

On y trouvait, sous des formes aimables et spirituelles, l'histoire des ouvrages , la biographie de l'écrivain, le tout encadré dans des tableaux de moeurs d'une vérité piquante , testament, pour ainsi dire , du poète comique. Il s'y jugeait lui-même avec cette impartialité des bons esprits qui font volontiers, à l'égard de leurs oeuvres, l'office du public. C'était une conformité de plus qui le rapprochait, à la fin de sa carrière, de ceux auprès desquels il s'était placé en la commençant, d'Andrieux, de Picard, de Duval.
Source : Gallica

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