Joseph-Théophile Foisset

Résumé

Joseph-Théophile Foisset Éloge historique de M. Nault , par M. Foisset… (1856)

Jamais homme n'eut l'intuition plus prompte, plus vive, plus passionnée, des beautés comme des défauts d'un écrivain. Aussi, chose remarquable! dans ce paroxisme de déclamation qui a marqué la fin du XVIIIe siècle, M. Nault fut toujours fidèle aux classiques français. Il ne se lassait point de les relire avec M. Brifaut, en compagnie de M. Riambourg, autre déserteur des études scientifiques. De là ce sens littéraire si fin et généralement si sûr; de là cet amour de la sobriété, de la correction, de l'élégance noble et soutenue; de là ce sentiment (chaque jour plus rare, hélas!)
Source : Gallica

Joseph-Théophile Foisset Éloge historique de M. Nault , par M. Foisset… (1856)

« Nemo propheta in patria, surtout quand la patrie est précisément Dijon. » M. Nault a donné un démenti au proverbe ; il a été prophète dans son pays. La bienveillance qui avait salué ses débuts lui a été fidèle jusqu'au dernier jour. Et c'était justice; car peu d'hommes ont été plus exempts d'envie; peu d'hommes ont loué les autres avec plus d'effusion ; peu d'hommes enfin ont été moins malveillants dans leur langage.
Source : Gallica

Joseph-Théophile Foisset Éloge historique de M. Nault , par M. Foisset… (1856)

Il est permis de croire que M. Nault dut beaucoup, sous ce rapport, à M Volfius, ancien professeur d'éloquence au collège de Dijon, homme d'une exquise politesse d'esprit, nourri dans les plus saines traditions des bonnes lettres. — Il ne dut pas moins, certes, à l'amitié d'un homme que je n'ai pas besoin de nommer (1) .
Ainsi s'écoulèrent pour M. Nault les années de l'adolescence. La jeunesse alors n'était point un mot. La vie n'était point hâtée, haletante, soucieuse, comme les moeurs nouvelles nous l'ont faite.
Source : Gallica

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