Résumé

Banquet d'adieux offert le 15 mars 1890 à M. le premier président Cantel (1890)

Oui, toutes les réparations que la conscience des honnêtes gens pouvait opposer à l'injustice des partis, vous les avez reçues.
Votre disgrâce, venant d'où elle venait, était déjà un honneur, un hommage à votre loyale indépendance. Les manifestations qu'elle a provoquées en ont fait le couronnement et comme la glorification
d'une carrière toute de travail, de dévouement au devoir et à la justice.
Source : Gallica

Banquet d'adieux offert le 15 mars 1890 à M. le premier président Cantel (1890)

Les plus belles années de ma vie sont celles où j'ai porté la robe d'avocat. Rien ne pouvait plus me toucher, ce soir, que de voir assis à côté de nous ceux qui la portent aujourd'hui avec tant de distinction et qui veulent bien ne pas oublier que j'ai été leur confrère. L'un de mes regrets, et ce n'est pas le moins vif, est de ne plus les entendre à la barre et de ne pouvoir applaudir que de loin à leurs succès.
Si les portes du Palais ne doivent plus se rouvrir devant moi, je puis dire que j'ai reçu ma récompense, et c'est vous, chers collègues et amis, qui me la donnez aujourd'hui.
Source : Gallica

Banquet d'adieux offert le 15 mars 1890 à M. le premier président Cantel (1890)

Sa modération, son esprit de justice et d'équité auraient dû désarmer nos adversaires politiques; sa carrière avait été l'œuvre du travail professionnel et du temps; sa haute situation, il ne l'avait due qu'à ses mérites ; mais nous vivons à une époque où l'impartialité est considérée comme une faute, l'indépendance comme un acte d'hostilité : c'était un magistrat, il devait tomber. Sa vie mérite d'être donnée comme exemple et comme guide
Source : Gallica

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