Résumé

Albert Bourbeau Éloges de M. Narcisse Bigeu, ancien bâtonnier de l'ordre des avocats près la Cour impériale de Poitiers… (1866)

M. Nicias Gaillard est tombé avant le temps, dans toute la force d'un talent qui promettait encore d'éminents services à la justice et à la science du droit. Pendant plusieurs années, il a lutté contre les plus cruelles souffrances avec un courage qui n'a jamais faibli ; la maladie n'avait pas ralenti son activité ; il est mort, pour ainsi dire, dans l'exercice de la présidence. Une plus longue carrière ne pouvait rien ajouter à sa gloire: son nom vivra tant que la science,la vertu, la noblesse du caractère obtiendront le respect et l'admiration des hommes !
Source : Gallica

Albert Bourbeau Éloges de M. Narcisse Bigeu, ancien bâtonnier de l'ordre des avocats près la Cour impériale de Poitiers… (1866)

MESSIEURS, Il y a quelques mois à peine, au sein d'une haute compagnie judiciaire, une voix éloquente faisait entendre l'éloge d'un éminent magistrat, M. Nicias Gaillard, et retraçait en termes saisissants son existence honorée par le travail, la science, le sentiment profond de tous les devoirs. M. Nicias Gaillard avait appartenu, dans les premières années de sa carrière, au barreau de Poitiers. C'est dans l'exercice de la profession d'avocat que s'est formé ce vigoureux talent qui l'a conduit au sommet de la magistrature.
Source : Gallica

Albert Bourbeau Éloges de M. Narcisse Bigeu, ancien bâtonnier de l'ordre des avocats près la Cour impériale de Poitiers… (1866)

Les secours de la science ne purent lui rendre qu'imparfaitement la vue : il ne reparut plus au palais.
Il n'avait alors que soixante et un ans ; il était dans la plénitude de ses facultés ; une longue pratique du barreau n'avait fait que fortifier son talent, et qu'ajouter aux dons heureux de la nature une expérience consommée. M. Bigeu supporta le malheur, qui venait de le frapper, avec le calme et la résignation d'un sage.
Source : Gallica

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