Résumé

C. Sémery Le premier président Charles Jac (1912)

Au nom du Parquet de la Cour, au nom de tous les Parquets du ressort, j'ai le devoir singulièrement doux à mon cœur, de proclamer bien haut les éminentes qualités du magistrat qui vient de nous être enlevé... Aujourd'hui que l'heure de la séparation est venue, il n'est personne qui ne s'attriste de son départ. C'est que parmi les
qualités qui font de M. Jac un magistrat accompli, il en est une à nos yeux précieuse entre toutes, ornement de toutes les autres, qu'il semble avoir plus particulièrement cultivée, comme une vertu propre à sa nature, c'est la bienveillance.
Source : Gallica

C. Sémery Le premier président Charles Jac (1912)

Ces qualités, on peut dire ces vertus judiciaires, un homme que sa profession mit longtemps au premier rang en face de lui les faisait bien saisir d'un mot. « J'avais de lui une opinion telle que je n'aurais pas hésité à lui confier le soin de trancher, comme arbitre unique, une question d'où pouvait dépendre ma fortune, ou même mon honneur. »
Il y eut là vraiment pour M. Jac quelques années calmes et pleinement heureuses. Sa fonction put s'exercer sans heurt, dans toute sa haute et large indépendance.
Source : Gallica

C. Sémery Le premier président Charles Jac (1912)

Il n'était autre que l'avocat général Périvier, le futur et on peut dire célèbre Premier Président de la Cour d'appel de Paris.
Et pourtant, M. Jac, devenu chef du Parquet Général, mais par là même révocable, ne craignait pas d'affirmer dans son discours ses sentiments et ses croyances. « Je retrouverai ici, dit-il, tous les instincts et. les mâles vertus qui sont l'apanage des provinces que je quitte, l'attachement inébranlable à la foi religieuse, le respect inné de l'autorité et de toutes les supériorités sociales, les habitudes morales et laborieuses. »
Source : Gallica

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