Résumé

Portrait de Louis Mie Louis Mie Tu ne défendras plus ! par Louis Mie (1875)

Le mot « fonction » appliqué à son oeuvre, à son labeur idéal, à sa vie publique, me semble brutal et me froisse. Je ne voudrais point voir le juge assimilé au fonctionnaire. L'un, — ce dernier, — est l'homme choisi par un pouvoir pour une tâche définie, et trié pour un dévouement particulier ; l'autre, — ce premier, — est bien investi par le même pouvoir, mais j'aimerais que cette investiture fut plutôt une consécration. Je n'en veux pas au prêtre d'être homme, et souhaiterais même qu'il le fut davantage, tandis que je souffre à la pensée que le magistrat est si semblable aux autres hommes.
Source : Gallica

Portrait de Louis Mie Louis Mie Tu ne défendras plus ! par Louis Mie (1875)

Le père et l'aïeul étaient des gens de rôle, gens de robe seront le fils, le petit-fils, l'arrière-petit-fils...
« Ce qui ne l'empêchait pas d'être d'assez bonne no" blesse de robe, » a dit un caustique du XVIIIe siècle.
C'est bien, et la noblesse n'y perd rien, mais la justice ?
Etre magistrat ! être juge ! — Je ne dis pas en France, mais partout et dans l'admirable grandeur de ces mots ; — est-ce qu'il peut y avoir quelque chose de plus enviable que cela? Tenir sa main placée au-dessus du front le plus superbe et lui dire : « Tu ne monteras pas plus haut, tu te heurterais à la loi ! »
Source : Gallica

Portrait de Louis Mie Louis Mie Tu ne défendras plus ! par Louis Mie (1875)

J'aimerais mieux voir donner toutes les préfectures de France à des hommes sans moralité qu'une seule robe de juge à un homme sans indépendance. Les uns ne tiennent que mes intérêts matériels, l'autre a parfois dans sa main un bien mille fois plus précieux que ma vie, — mon honneur ; les premiers pourront compromettre ma fortune, celui-ci pourra étouffer à jamais le cri de ma liberté !
Source : Gallica

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