Résumé

Henry Éloy M. le procureur général Delangle… (1870)

M. le procureur général DELANGLE est décédé à Paris, le 26 décembre 1869.
Pendant plusieurs mois il s'était vainement roidi contre les attaques réitérées d'un mal terrible.
Cette grande intelligence protestait par une admirable énergie contre les défaillances de la vieillesse, et cachait le dépérissement des forces physiques sous le masque impénétrable du plus ferme stoïcisme. Il put dire de manière à tromper les plus perspicaces que la douleur n'est qu'un nom, tant
qu'il n'eut à s'occuper que de lui-même et à se défendre contre les appréhensions sympathiques de sa famille et de ses amis.
Source : Gallica

Henry Éloy M. le procureur général Delangle… (1870)

Je crois émettre un sentiment juste et politique en disant que le pouvoir doit être d'autant plus fort que la liberté est plus grande ; j'ajoute, du reste, immédiatement que cette force, comme la liberté même, doit avoir sa base dans la loi, pour être prémunie contre toute tendance à l'arbitraire. Si, dès lors, le respect de la loi arrive à se fixer dans nos mœurs, le pouvoir est appelé à vivre en complète harmonie avec la liberté.
Source : Gallica

Henry Éloy M. le procureur général Delangle… (1870)

On sait quel éclat eut sa direction de la Cour impériale de Paris, quel zèle il déploya dans l'expédition des affaires, quelle sagacité il montra dans des questions infiniment délicates, et quels rapports pleins d'aménité et de courtoisie il eut avec la magistrature et avec le barreau.
M. Delangle avait soixante ans. Cet âge qui, chez les hommes voués aux fonctions publiques, entraîne le plus fréquemment le désir, le besoin du calme et de la tranquillité, fut celui où il dut déployer la plus grande activité.
Source : Gallica

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