Résumé

Auguste Callet La Magistrature impériale (par Auguste Callet… (1853)

Et de même que nous n'avons qu'une ombre de liberté, nous n'avons aussi qu'une ombre de justice. Le fait est si clair, on en a tellement conscience, que, dans les cas les plus graves, on ne s'adresse plus à vous, messieurs les juges. Un homme se laisse prendre , interner, emprisonner, exiler, déporter sans réclamer votre secours.
Source : Gallica

Auguste Callet La Magistrature impériale (par Auguste Callet… (1853)

Le geôlier lui-même le comprit. Peut-être eût-il laissé en liberté le représentant du peuple ; la caserne était pleine ; mais un professeur de droit, haltelà ! vite en prison cet homme qui enseigne à la jeunesse l'amour des lois, les droits du citoyen, les devoirs du magistrat ; et, ce soir, à la lueur des lanternes, qu'on le mène à Vincenne, dans la voiture des forçats !
Où étiez-vous, ce jour-là, monsieur le Procureur-général ?
Source : Gallica

Auguste Callet La Magistrature impériale (par Auguste Callet… (1853)

Vous citer ici-bas devant un tribunal quelconque serait un crime. Aucune loi dans nos codes n'a prévu ces défaillances de caractère, cet obscurcissement des âmes. Cela n'est pas du domaine do la loi. Cela est du domaine de la conscience. Nous jugeons en nous-mêmes ceux qui nous jugent, et c'est la seule peine que nous leur infligeons. Elle vaut bien les vôtres.
Qu'est-ce que cette magistrature adultère qui se donne à tous les passants, ne se refuse à personne, qui no connaît ni le frein do la raison, ni les obligations du coeur, ni les ménagements de la pudeur
Source : Gallica

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