Victor Hugo,
La servilité de la magistrature impériale sous le despotisme de Napoléon-le-Petit…
(1871)
“ Il n'est pas un vice, pas un crime, bafoué et maudit dans la rue, qui n'aille bientôt au prétoire vous demander une apologie. Bagnes, tressaillez d'aise ! On dit que Bonaparte a pris le bien d'autrui, et voici, en plein tribunal, une voix qui s'élève en faveur de la rapine. On dit qu'il a tué les passants, au mépris de toutes les lois, et voici, en plein tribunal, une voix qui s'élève en faveur de l'assassinat. Courage, messieurs les juges ; il le faut. Il le faut, vous dis-je. Il n'y a pas d'autre moyen de faire vivre le régime actuel ; pas d'autre moyen de le défendre. ”
