Résumé

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo La servilité de la magistrature impériale sous le despotisme de Napoléon-le-Petit… (1871)

Il n'est pas un vice, pas un crime, bafoué et maudit dans la rue, qui n'aille bientôt au prétoire vous demander une apologie. Bagnes, tressaillez d'aise ! On dit que Bonaparte a pris le bien d'autrui, et voici, en plein tribunal, une voix qui s'élève en faveur de la rapine. On dit qu'il a tué les passants, au mépris de toutes les lois, et voici, en plein tribunal, une voix qui s'élève en faveur de l'assassinat. Courage, messieurs les juges ; il le faut. Il le faut, vous dis-je. Il n'y a pas d'autre moyen de faire vivre le régime actuel ; pas d'autre moyen de le défendre.
Source : Gallica

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo La servilité de la magistrature impériale sous le despotisme de Napoléon-le-Petit… (1871)

Tout homme a le droit de choisir sa profession, et tout homme exerce, sous la protection des lois, la profession qu'il a choisie. Si ce principe peut souffrir quelque limitation, c'est uniquement à l'entrée de la carrière, quand la loi y a mis certaines conditions. Mais une fois qu'un homme est en possession d'un état, d'un métier, d'une industrie, d'un commerce ; quand il a fondé un établissement, ou qu'il l'a acheté, ou qu'il en a hérité, et qu'il l'a fécondé par son travail, l'en dépouiller sans jugement et sans indemnité est un crime.
Source : Gallica

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo La servilité de la magistrature impériale sous le despotisme de Napoléon-le-Petit… (1871)

La royauté appartient de plein droit à ceux qui la ravissent; c'est une proie offerte aux audacieux. Que rien ne les retienne ; non ! rien, pas même la foi du serment.
Dans le fait, si, par hasard, Bonaparte eût été fidèle à sa parole, nous étions tous perdus, messieurs les juges. Croyez-en le procureur-général. Sans le parjure, point de salut. L'Église, que Dieu soutient, s'écroulait. La Justice, que protége le respect public, l'intérêt public, la force publique, disparaissait. Sans le parjure, la propriété n'avait plus de défenseurs; la patrie, plus de remparts.
Source : Gallica

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