Résumé

Georges Boulangé Notice sur S.-J. Bexon ; par M. Boulangé… (1880)

Le patriotisme de Bexon est fier quand il trouve notre loi supérieure par un côté grave à la loi anglaise. S'il rencontre la peine de mort trop fréquemment inscrite dans la législation criminelle du pays voisin, il s'indigne de sévérités qui contrastent avec la douceur habituelle de nos mœurs, et la révolte d'un sentiment généreux lui dicte cette épigraphe empruntée à l'immortel auteur de l'Esprit des lois: « Lorsque la peine « est sans mesure, on est souvent obligé de lui préte férer l'impunité. »
Source : Gallica

Georges Boulangé Notice sur S.-J. Bexon ; par M. Boulangé… (1880)

Le jury ne pourrait-il être interrogé avec une précision qui ne permettrait sur la portée de son verdict aucune incertitude? Si l'acquittement dû au simple doute qui profite toujours à l'accusé peut n'engager contre la société aucune obligation, le verdict absolu qui démontre l'erreur de l'accusation ne doit-il pas entraîner une autre conséquence, et les sentiments de générosité et de justice n'exigent-ils pas la réparation d'un préjudice aussi immérité ?
La renommée de Bexon avait franchi la frontière.
Source : Gallica

Georges Boulangé Notice sur S.-J. Bexon ; par M. Boulangé… (1880)

Une crainte non moins vive naît pour lui des droits étendus que l'esprit libéral de la loi française accorde à l'intervention de l'avocat. C'est, en Angleterre, une règle que, devant le jury, la défense de l'accusé est personnelle ; le concours de l'avocat, admis sans réserve pour la discussion des difficultés légales, se borne, dans l'examen du fait, à poser des questions aux témoins pendant le cours même de leurs dépositions. En France, le rôle de
l'avocat est mélé au débat tout entier
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature