Résumé

La réforme de l'instruction criminelle… (1898)

Si le peuple n'a plus conliance dans ses magistrats, le lien social est rompu et la justice n'est plus qu'un mot, quel que soit le gouvernement qui nous régisse, Monarchie ou République. L'ancien contrat est brisé entre celui qui juge et celui qui est jugé. A-t-on bien réfléchi d'ailleurs- qu'il y a chez tous les magistrats, quelle que soit leur origine, ce prestige particulier que ni le temps ni les révolutions ne parviendront jamais à détruire et qui les protège, aux yeux du public, contre les attaques suscitées uniquement par la passion politique?
Source : Gallica

La réforme de l'instruction criminelle… (1898)

La peine de mort elle-même, autrefois si prodiguée, n'a été maintenue que pour quelques crimes d'une gravité exceptionnelle, et si la société l'applique encore quelquefois, c'est qu'un intérêt supérieur a dû parler plus haut que toutes les protestations des philanthropes.
En résumé, la législation criminelle, fondée principalement sous l'ancien régime sur l'idée de vengeance, s'est dépouillée successivement de ses rigueurs exagérées. S'élevant de plus en plus dans la sphère de la justice morale, elle ne fait plus du châtiment qu'un acte de défense sociale.
Source : Gallica

La réforme de l'instruction criminelle… (1898)

Le respect de la justice n'est-il plus un principe social de premier ordre ? n'est-ce pas le devoir de tout bon citoyen de considérer comme sacré et intangible ce champ-clos où se débattent chaque jour des questions touchant à nos familles, à nos fortunes, à notre honneur ? Que restera-t-il à une société comme la nôtre, si sceptique et si divisée, si on lui enseigne de douter même de la justice?
Source : Gallica

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