Résumé

A. Gazard Le 10 avril dernier, le journal Le Patriote… (1833)

A Dieu ne plaise que cette cause doive se réduire aux étroites proportions d'un juge suppléant mandé devant vous pour une faute de discipline ; cette affaire, Messieurs , doit se grandir de toute la hauteur de vos fonctions. Là presse , ce grand et puissant levier que nous voyons de nos jours ébranler le monde , et faire entrer les générations nouvelles dans des voies de perfectionnement et de progrès inconnues à nos pères, la magistrature avec tout ce qui la rend respectable aux peuples et redoutable au pouvoir, c'est-à-dire , avec son indépendance ; tout est ici en cause.
Source : Gallica

A. Gazard Le 10 avril dernier, le journal Le Patriote… (1833)

Quant à moi, Messieurs, je ne retracte point mes paroles , et j'y ajoute que si jamais le pouvoir s'oublie jusqu'au point de violer de nouveau le pacte fondamental, si j'apperçois la moindre chance de succès, je serai le premier à courir en armes sur la place publique , et à exciter mes concitoyens à la révolte, et en le faisant, je ne croirai pas avilir la dignité de mon caractère de magistrat, je croirai l'ennoblir.
Source : Gallica

A. Gazard Le 10 avril dernier, le journal Le Patriote… (1833)

Fort de cette conscience qui est le guide le plus sûr que puisse choisir l'honnête homme qui veut marcher dans les voies de la justice , je me présente devant vous sans crainte , mais avec cette émotion naturelle à un jeune homme, à un magistrat d'un rang inférieur , qui paraît devant une assemblée aussi éminente par le mérite des membres qui la composent, que par l'importance des attributions que la loi lui a conférées.
Source : Gallica

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