Hélion de Barrème

Résumé

Hélion de Barrème La Presse, son rôle et ses devoirs… (1868)

Vous réaliserez le programme que je vous ai timidement indiqué plus haut, par une grande et absolue indépendance, une intelligente tolérance, un ardent amour de la justice et un patriotisme éclairé.
L'indépendance vis-à-vis du gouvernement vous sera facile. Les sacrifices qu'elle impose, sont de ceux qu'un homme de coeur accepte aisément; mais il est une autre indépendance plus amère et plus douloureuse : c'est celle à garder en face des amis politiques.
Source : Gallica

Hélion de Barrème La Presse, son rôle et ses devoirs… (1868)

Si jamais, — ce qu'à Dieu ne plaise, — les événements et mon pays me ménageaient la lourde responsabilité du pouvoir, je me troublerais, devant l'absence absolue d'opposition, à l'involontaire souvenir des silences terribles, interrompus seulement par les cris mystérieux qui présagent à Virgile la mort de Jules César!
Les gouvernements se perdent qui refusent d'entendre la vérité, mais les citoyens sauvent leur honneur en la disant.
Source : Gallica

Hélion de Barrème La Presse, son rôle et ses devoirs… (1868)

À nous, mieux partagés , il nous reste la Presse! C'est une place de résistance digne de nous, de notre cause , de nos amis. Dans les traverses contemporaines , la Presse est le Bourges de la liberté ; elle offre à chacun l'appui de la protestation de tous ; elle retient les triomphateurs, elle soutient les vaincus, elle est l'auxiliaire de tous ceux qui combattent sans passion pour le bien du pays, et la condamnation de tous ceux qui servent sans pudeur ni scrupule pour leur sûreté ou leur intérêt.
Source : Gallica

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