Résumé

Adieux à MM. les députés de la session de 1817 à 1818… (1818)

C'est vous , Messieurs , qui tenez notre sort entre vos mains. Vous êtes au milieu de l'assemblée comme un corps inerte; mais par votre force d'inertie, vous l'emportez sur tout ce qui vous environne. On ne peut rien vous dire sur votre système politique, car vôtre grand systême est de n'en point avoir. Protées insaisissables, vous échappez au blâme comme à la louange, et quiconque vous aurait étudiés pendant toute une session, serait peut-être aussi embarrassé que vous-mêmes pour dire quels sont vos principes.
Source : Gallica

Adieux à MM. les députés de la session de 1817 à 1818… (1818)

Manquez-vous, pour vous défendre, de publicistes à gages et de bons citoyens dont les nobles sentimens, les courageuses déclamations sont hypothéquées sur les fonds de la police?
Hélas ! ce moyen qu'on pouvait croire si puissant, a bien perdu de son efficacité. Ce ne sont pas les écrivains dévoués qui manquent; mais on n'en peut pas dire autant des lecteurs. L'attention publique qui accueille si avidement les écrits de l'opposition, reste glacée sur les vôtres.
Source : Gallica

Adieux à MM. les députés de la session de 1817 à 1818… (1818)

Vous ne demandez rien pour vous-mêmes; vous ne fatiguez pas les ministres de sollicitations pour vos parens, pour vos amis; vous voyez sans déplaisir, comme sans envie, les faveurs qui s'accumulent sur vos adversaires; vous ne vous embarrassez pas dans quelles mains sont le pouvoir et les emplois, pourvu que des institutions fortes, sages, nécessaires, garantissent la liberté de toute atteinte. Nous avons une charte constitutionnelle, et vous voulez l'exécution de la charte constitutionnelle
Source : Gallica

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