Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 février 1868

La politique française, si elle ne consent point à répudier ses œuvres, doit à l’Italie quelque marque d’alliance qui fasse au moins compensation et contre-poids aux services que nous rendons à la papauté temporelle.
L’Autriche avec son livre rouge a fait connaître agréablement à l’Europe la modestie et la réserve de sa présente politique étrangère. L’Autriche en a fini avec la phase des déchiremens au dehors et au dedans, de l’unité inflexible et oppressive, des rivalités militaires poussées et soutenues à outrance.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 février 1868

La liberté consiste dans la perpétuité de la lutte. Il ne faut jamais que la victoire de l’un soit trop complète, trop absolue : une telle victoire serait l’oppression. Les lois elles-mêmes ont donné aux combattans les armes légitimes du combat : ils ne peuvent, sans devenir criminels, en employer d’autres ; mais les lois ont aussi pourvu à leur défaite : elles leur ont assuré un refuge, un asile. Ce refuge, cet impénétrable boulevard, c’est le jugement par le jury.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 février 1868

Les délits ou les soi-disant délits de presse ne peuvent avoir pour juge que l’opinion publique et par conséquent les jurés, qui en sont les interprètes naturels. Tous les peuples libres et tous nos maîtres de doctrines constitutionnelles en France envoient la presse devant le jury et lui donnent la défense publique. Quel est l’homme qui a répandu en ce siècle le plus de lustre sur la magistrature française, d’où il était sorti pour entrer dans la représentation nationale et prendre les sceaux ?
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