Résumé

Maurice de Foblant Où nous en sommes et ce qu'il faut faire… (1884)

Attendons le vote : il sera contraire, et le public n'y verra rien sinon que le Sénat a donné tort à l'orateur, tandis qu'en réalité l'immense majorité des sénateurs lui donnait raison.
Ce qui arrive au Sénat est l'image fidèle de ce qui se passe dans le pays, aux jours d'élection. On est d'avis que tout va mal ; on vote comme si tout allait bien. Ce que le public voit quand le scrutin est dépouillé, c'est comment la majorité a voté ; ce qu'il ne voit pas, c'est comment elle pense.
Source : Gallica

Maurice de Foblant Où nous en sommes et ce qu'il faut faire… (1884)

En temps d'élection, la période électorale s'ouvrant et les barrières légales alors s'abaissant, rien n'empêche que, par délégués, il y ait réunion au chef-lieu, et celle-ci est nécessaire particulièrement le jour où il s'agit de désigner le candidat. Si peu enviable que soit, non assurément au point de vue de l'honneur et du devoir accompli, mais à celui des satisfactions purement humaines, le sort de l'homme qui, par dévouement et sans chances de succès, accepte la candidature qu'on lui offre, il se trouve toujours des gens disposés à critiquer le choix qu'on a fait.
Source : Gallica

Maurice de Foblant Où nous en sommes et ce qu'il faut faire… (1884)

L'inquiétude partout et la satisfaction nulle part, telle est, monsieur, la disposition des esprits. Elle est générale, même chez la plupart de ceux qui émargent au budget ou qui siégent à la Chambre. Elle est partagée par les républicains et elle honore ceux d'entre eux qui, sachant mettre leurs paroles, leurs écrits et surtout leurs actes d'accord avec leurs sentiments, ne craignent pas de montrer que la République est incapable de les satisfaire, tant qu'elle continuera à violer le droit et à sacrifier la liberté en la traitant de simple « guitare ».
Source : Gallica

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