Résumé

Paul Birukov Léon Tolstoï, vie et œuvre

Tout rapport avec une vie d’autrui n’est que mon ascension, ma communion avec elle dans la paix et en Dieu. Par moi-même, je ne puis que comprendre la vérité ; et mes actes sont les conséquences de l’ascension de ma vie. Je puis par moi-même exprimer cette vérité : Quelle peut être pour moi, qui comprends ainsi la vie, la question : Comment vivent les autres ? Les aimant, je ne puis que désirer leur communiquer mon bonheur ; mais la seule arme qui m’est donnée, c’est la conscience de ma vie et ses actes. Je ne puis désirer, penser, croire pour un autre.
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Paul Birukov Léon Tolstoï, vie et œuvre

Je comprends que, sous l’influence d’un accès d’irritation, de colère, de haine, l’homme perdant la conscience de soi puisse tuer, ou qu’il tue en défendant les êtres qu’il aime ou en se défendant soi-même. Je comprends que, sous l’influence de l’excitation patriotique, au risque de sa vie, il participe au meurtre commun, à la guerre, mais que des hommes en pleine possession de leurs facultés humaines, de sang-froid, puissent reconnaître la nécessité du meurtre d’un homme semblable à eux et forcer d’autres hommes à commettre cet acte contraire à la nature humaine, cela je ne le compris jamais.
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Paul Birukov Léon Tolstoï, vie et œuvre

Quand je fais des plans de bonheur pour moi, l’idée que vous partagerez et jouirez de mon bonheur m’est toujours présente ; quand je fais quelque chose de bon, je suis content de moi-même, parce que je sais que vous serez contente de moi. Quand j’agis mal, ce que je crains le plus c’est de vous faire chagrin. Votre amour est tout pour moi, et vous demandez à Dieu qu’il nous sépare ? Je ne puis vous dire le sentiment que j’ai pour vous, la parole ne suffit pas pour vous l’exprimer et je crains que vous ne pensiez que j’exagère, et cependant, je pleure à chaudes larmes en vous écrivant.
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