Bibliothèque nationale

Résumé

Bibliothèque nationale Vrai ou faux ? : copier, imiter… (1991)

Car la monnaie n'est pas une oeuvre d'art : ce n'est pas là son but ; et si, parfois, elle est ainsi considérée comme telle par quelques-uns, c'est qu'alors elle a perdu sa fonction première, qui est d'être un moyen d'échange, pour devenir un objet de collection : c'est là sa fin. Mais avant ce stade ultime, la monnaie a eu maintes fois l'occasion de voir se poser à son propos les problèmes du vrai et du faux, de l'authentique et du falsifié, de l'original et de la copie.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Vrai ou faux ? : copier, imiter… (1991)

La notion de copie est souvent aussi dépréciative que celle de faux. On ne peut toutefois les confondre : l'imitation est, surtout pour la sculpture antique, à la source de la création. Examiner les rapports entre copie et faux nous amène à saisir les goûts d'une époque, de ses collectionneurs, en un mot nous engage dans les voies d'une sociologie de l'art.
La reproduction de statues est d'abord une copie, qui peut être l'oeuvre du même artiste que l'original.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Vrai ou faux ? : copier, imiter… (1991)

L'historien d'art ordinaire ne peut que regarder avec admiration, et presque avec envie, l'astuce avec laquelle la tromperie a été dépistée – autant que pratiquée – dans l'immense littérature dévolue aux monnaies et aux médailles au cours du XVIe et du XVIIe siècle. La sophistication de l'expertise technique, le raffinement des connaissances, le profond savoir historique exigés pour ce faire n'ont d'équivalent dans l'étude d'aucun autre art et ne peuvent rivaliser qu'avec les recherches minutieuses menées sur les textes anciens, florissantes pendant cette même période.
Source : Gallica

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