Résumé

Georges Giacometti Le Statuaire Jean-Antoine Houdon et son époque… (1918)

Tout cela est du déjà-vu d'innombrables fois, mais mis en valeur par un habile artiste, tel Houdon, il en ressort un puissant intérêt d'étude, pour établir jusqu'où allait chez lui l'influence subie, et voir comment il s'affranchissait d'un coup de cette domination étrangère à son propre tempérament, et sur ce buste même, l'indépendance de sa nature de premier ordre se révèle par l'expression apportée, expression née de son cerveau, née de son cœur.
Source : Gallica

Georges Giacometti Le Statuaire Jean-Antoine Houdon et son époque… (1918)

Le marbre de la comtesse Greffulhe, tout en étant une œuvre incontestée et incontestable, porte la date de 1778, il a donc été exécuté postérieurement au Salon, où le buste de la Diane, paraissait pour la première fois, car l'artiste n'aurait eu aucune raison pour le post-dater; de plus le buste de la collection Greffulhe n'offre pas au regard son torse dans la plus complète nudité, comme celui de la statue de Tours ou celle du musée du Louvre qui, on le sait historiquement, traduisent dans le bronze la première version de la Diane faite par le maître
Source : Gallica

Georges Giacometti Le Statuaire Jean-Antoine Houdon et son époque… (1918)

Cette œuvre de Houdon est très intéressante au point de vue de l'évolution du sculpteur dans l'art réaliste ; c'est en effet, en dehors de l'Ecorché, qui à tout bien prendre, est une étude purement anatomique et où l'expression de la physionomie n'intervient pas, la première production par laquelle l'artiste, encore tout jeune, manifeste son penchant pour le réalisme en art, — penchant qu'il devait par la suite affirmer chaque jour davantage — et l'on peut dire que le sculpteur a pleinement réussi, si l'on s'en rapporte à l'angoisse que la vue de l'œuvre apporte à l'esprit des visiteurs.
Source : Gallica

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