Résumé

Jean Hurabielle Au Pays du bleu. Biskra et les oasis environnantes… (1899)

On arrive enfin à Tougourt, capitale de l'oued Rirh, située à 204 km. 250 de Biskra et à 69 m. à peine au-dessus du niveau de la mer.
C'est la principale et la plus ancienne des oasis de la contrée. Entourée de 180.000 palmiers elle a été appelée, à cause de ses récoltes de dattes, « le ventre du désert. » Vue de l'est, elle offre un aspect imposant : les bastions de la kasbah, ses deux tours carrées graduellement amincies vers le sommet et surplombées d'une galerie, les maisons blanches brillant sur le fond vert des palmeraies, forment un tableau à la fois simple et grandiose.
Source : Gallica

Jean Hurabielle Au Pays du bleu. Biskra et les oasis environnantes… (1899)

Au second plan, derrière les ondulations rocheuses, apparaissent les plus proches oasis : Biskra, Filiache, Chetma, Sidi Okba, dont les points verts font ressembler la plaine désertique à une immense peau de panthère. Plus loin, c'est l'horizon bleu du ciel qui se confond avec la mer de sable. En contemplant ce tableau pour la première fois, nos soldats s'écrièrent, complètement illusionnés : « L'Océan l'Océan!... » La pensée séduite conspire avec les yeux.
Source : Gallica

Jean Hurabielle Au Pays du bleu. Biskra et les oasis environnantes… (1899)

La chasse aux colombes n'exige pas plus d'appareil ; le passage a lieu dans les oasis vers la fin du mois de février et durant le mois de mars.
Vers la même époque et aussi un peu plus tard, les cailles remontent du sud au nord : c'est alors que se mobilisent tous les chasseurs et braconniers de Biskra. Les orges commencent à grandir, un arrosage intense en hâte l'épiage. Bravant séguias et bourbiers, guêtres jusqu'aux genoux, les amateurs s'éparpillent dans les champs verts, fusil au poing, cartouchière au ventre, carnier en sautoir, précédés de leurs limiers en liesse...
Source : Gallica

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