Résumé

Paul Guégan de Lisle Visite au musée des antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye (1878)

Lorsque l'on fouille le sol des cavernes, même de celles qui sont étroites et basses, on ne tarde pas à y rencontrer une prodigieuse quantité d'ossements, mêlés avec du limon, du sable et des cailloux; ces ossements ont appartenu à des espèces d'animaux qui n'ont pas l'habitude de vivre ensemble : des rhinocéros avec des cerfs ; des sangliers, des éléphants, des lions, des ours, et jusqu'à des lièvres et des écureuils !
Source : Gallica

Paul Guégan de Lisle Visite au musée des antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye (1878)

Nous n'admettons que deux grandes divisions pour l'époque de la pierre : celle de la pierre taillée, paléolithique, et celle de la pierre polie, néolithique ; quant aux autres, nous les rejetons, attendu que rien ne prouve que les perfectionnements industriels soient solidaires des changements de races ; la même race a très-bien pu confectionner ses outils et ses armes de pierre, et les perfectionner suivant son degré de civilisation ou l'étendue de ses relations, sans pour cela qu'il soit besoin de faire intervenir une influence étrangère.
Source : Gallica

Paul Guégan de Lisle Visite au musée des antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye (1878)

Rien n'empêche d'attribuer les dents et les ossements d'un fort volume à l'Aurochs, qui ne serait pas une espèce tout à fait perdue, puisqu'on en retrouve encore quelques individus en Lithuanie. Quant à la petite race, on peut aussi bien lui attribuer la paternité de nos bœufs bretons de si petites dimensions. Mais passons à cette tête de cerf, dont le bois gigantesque surmonte la vitrine centrale : certes, l'animal qui a porté cet ornement devait être de fort grande taille; c'est le grand cerf d'Irlande, ou Megaceros hibernions.
Source : Gallica

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