Lucien Descaves,
Misères du sabre : la caserne
(1887)
“ Au fort, pour le bataillon détaché, c'est une petite salle étroite, à fenêtre grillée, sans autres meubles qu'une armoire à médicaments, une table et deux bancs de troupe, le lit de l'infir-mier. Sur la table, les cahiers des compagnies, des bandes de. linge blanc, une spatule, le crayon : un petit bâton dont une extrémité, fendue en quatre, forme pince et retient la pierre infernale, qu'assujettit, en outre, un écheveau de gros fil, enroulé comme au tuyau d'une pipe. ”
