Résumé

César Lecat Bazancourt La campagne d'Italie de 1859 : chroniques de la guerre… (1862)

Entendez-vous, là-bas, c'est le canon de Mac-Mahon qui tonne à Magenta, et qui, lui aussi, avec son vaillant corps d'armée, culbute les colonnes autrichiennes.
L'ennemi maintenant est forcé de se garder sur tous les points, et ne peut plus vous accabler sur un seul; — reprenez haleine, poitrines haletantes; reprenez force, bras épuisés par le combat : quand le jour disparaîtra de l'horizon, l'ennemi disparaîtra avec lui, - et la journée de Magenta sera une journée d'impérissable mémoire.
Source : Gallica

César Lecat Bazancourt La campagne d'Italie de 1859 : chroniques de la guerre… (1862)

Le régiment, auquel son colonel donne l'exemple d'un irrésistible élan, se reforme aussitôt en colonne ; sans reprendre haleine, il s'élance d'un bond à travers les rizières, où le sol marécageux se change parfois en bourbiers profonds. Les chefs entraînent leurs soldats; sur la route, c'est le commandant de Briche; ici, le commandant du Moulin; là, le commandant Bocher, dont le bataillon forme la réserve. Qu'importe la fusillade qui cherche à les atteindre dans leur course rapide; aucun obstacle ne peut les arrêter. — Un large champ abritait les tirailleurs; ils l'envahissent.
Source : Gallica

César Lecat Bazancourt La campagne d'Italie de 1859 : chroniques de la guerre… (1862)

Les voltigeurs que commande le capitaine Rembert se déploient bravement sous le feu de l'ennemi. Le colonel, à cheval, se tient sur la première ligne ; il surveille attentivement tous les mouvements des Autrichiens dont le nombre s'accroît.—Aucun des généraux n'est à portée ; il lait alors prévenir le colonel de Chabrièré de l'imminence du danger. Dans ces terrains couverts, où l'on ne peut ni se rallier ni se voir, chaque chef de corps, forcément abandonné à lui-même, doit suivre ses inspirations, se garder avec soin, et compter peu sur le secours des autres.
Source : Gallica

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