Lucien Descaves,
Misères du sabre : la caserne
(1887)
“ Le sergent-major disait parfois à Durien, après le rapport : ■— «Je viens de chez le capitaine; quand il a su qu'il était commandé pour le piquet, il a fait une tête!... » Et, aux rassemblements, elle les apercevait de sa fenêtre, ramenés par les caporaux, comme les bêtes d'un troupeau par les chiens du maître, las d'avance, avec l'effarement du mouton mordu aux pattes. Elle n'éprouvait plus auçune joie à sortir avec Durieu. Tant qu'ils se trouvaient dans les environs de la caserne, elle le sentait préoccupé, aux aguets, se dérobant à l'approche d'un officier appartenant à sa compagnie. ”
