Résumé

Henri Batiffol Guerre de 1870-71. Causes et remèdes de nos désastres… (1871-1873)

Le 30 décembre seulement, et après quatorze jours de marche, Bourbaki était à Chagny, près de Châlons-sur-Saône, où il s'entendit avec les chefs des corps qui arrivaient (1) de Lyon. Dans une proclamation publiée ce jour-là, il disait à ses soldats : « Par le froid le plus rigoureux, vous venez d'exécuter bien des marches; vous avez beaucoup souffert. Si nous battons l'ennemi, comme j'en ai la confiance, vous aurez peut-être la gloire d'avoir contribué à longue distance à faire lever le siège de Paris. De tels résultats ne sont obtenus que par une armée d'élite. »
Source : Gallica

Henri Batiffol Guerre de 1870-71. Causes et remèdes de nos désastres… (1871-1873)

Ayant hâte d'en finir, il résolut d'employer le système affreux, quoique inutile, d'un bombardement. On allait donc de sang-froid tirer sur des gens inoffensifs, sur des femmes, des vieillards, des enfants, des blessés, des moribonds. La barbarie prussienne ne reculait devant rien.
Ce fut le 5 janvier (jour ineffaçable dans l'histoire de France) que ces barbares, sans cause justifiable et sans nécessite, lancèrent, des hauteurs de la rive gauche de la Seine, sur la ville de Paris, des projectiles creux, qui, effondrant les maisons ou éclatant dans les rues, faisaient de nombreuses victimes.
Source : Gallica

Henri Batiffol Guerre de 1870-71. Causes et remèdes de nos désastres… (1871-1873)

Sur leur droite, les batteries du Tertre-Rouge et de la Tuilerie tinrent aussi en échec les Allemands jusqu'à la nuit.
Il était six heures du soir, et nous n'avions été repoussés d'aucune de nos positions. La bataille semblait terminée et gagnée. On entendait même l'ennemi ramener en arrière son artillerie et ses colonnes sur les routes principales par lesquelles il avait débouché, lorsque, vers huit heures du soif, la nuit étant depuis longtemps venue et nos troupes se disposant à jouir de cette tranquillité
que donne la fin d'une bataille, l'ennemi conçut un dessein qui nous fut fatal.
Source : Gallica

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