Résumé

Histoire classique de la guerre franco-allemande… (1889)

A la nouvelle du désastre de Sedan, Bazaine ouvrit des négociations avec Frédéric-Charles et M. de Bismarck, qui firent semblant de les prendre au sérieux, mais ils n'avaient d'autre pensée que de l'entretenir dans l'illusion et de le forcer à capituler sans condition, après l'avoir laissé épuiser ses ressources. Bientôt Bazaine, voyant ses vivres diminuer, envoya le général Boyer porter à Versailles ses propositions définitives : l'armée française s'engagerait à ne plus combattre contre la Prusse pendant la guerre, et sortirait de Metz avec armes et bagages.
Source : Gallica

Histoire classique de la guerre franco-allemande… (1889)

Mac-Mahon, qui pendant cette bataille avait montré une opiniâtre énergie, dirigea la retraite avec un sang-froid admirable dans ces cruelles circonstances. Protégés par la division Guyot de Lespart, du corps de Failly, arrivée trop tard pour prendre part au combat, les débris de notre malheureuse armée se précipitèrent à la hâte vers Saverne, où la cavalerie arriva la première, le lendemain, vers deux heures du matin.
Dix mille hommes tués ou blessés, six mille prisonniers et la perte de l'Alsace, tel était le résultat de cette défaite.
Source : Gallica

Histoire classique de la guerre franco-allemande… (1889)

« Vous avez au moins trente-six heures d'avance sur l'ennemi, » ce qui était une erreur, puisqu'à ce moment l'infanterie saxonne arrivait à Stenay, et que le gros de l'armée du prince de Prusse pouvait atteindre nos troupes en douze heures de marche. Néanmoins Mac-Mahon obéit et commanda de faire volte-face. Mais le moral de nos soldats était affecté par ces contre-ordres qui trahissaient en haut lieu des désaccords ou des hésitations, et leurs forces s'épuisaient dans ces longues et pénibles manœuvres que contrariaient des difficultés de toute nature.
Source : Gallica

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