Alexandre Montaudon, Souvenirs militaires. [Tome 2] (1898-1900)
“ Une chose bien caractéristique, et bien digne de fixer l'attention des chefs, c'est que dans les derniers combats partiels on a pu constater la supériorité du fantassin français sur le fantassin allemand; jamais ce dernier n'attend la charge que l'on pousse à fond sur lui, jamais il ne charge à la baïonnette sur nous. Il laisse à l'artillerie le rôle de protecteur et d'agent de destruction. Chez nous on ne peut déplacer une compagnie sans que l'ennemi en soit immédiatement informé; nos adversaires, au contraire, savent se concentrer à notre insu et tombent comme la foudre sur nos lignes. ”
