Guerre franco-prussienne de 1870

Définition et enjeux

A.-C. de Saint-Auvent Histoire de la guerre franco-prussienne… (1875)

Il ne cède qu'à la faim. Il s'arrête quand il n'a plus de pain. Dans cette cruelle situation, le gouvernement a fait tous ses efforts pour adoucir l'amertume d'un sacrifice imposé par la nécessité. Depuis lundi soir il négocie ; ce soir a été signé un traité qui garantit à la garde nationale tout entière son organisation et ses armes ; l'armée, déclarée prisonnière de guerre, ne quittera point Paris. Les officiers garderont leur épée. Une Assemblée nationale est convoquée. La France est malheureuse, mais elle n'est pas abattue. Elle a fait son devoir ; elle reste maîtresse d'elle-même.
Source : Gallica

A.-C. de Saint-Auvent Histoire de la guerre franco-prussienne… (1875)

Nous l'avons déjà dit mille fois, la guerre que nous font les Prussiens aujourd'hui est une guerre de vol et de pillage, qui a pour but de ruiner la France de fond en comble. Et à mesure que la résistance se prolonge, les procédés de l'ennemi deviennent de plus en plus ignobles. S'il est obligé de quitter notre pays, il ne s'en ira pas les mains vides.
Source : Gallica

A.-C. de Saint-Auvent Histoire de la guerre franco-prussienne… (1875)

Que veut donc la Prusse ? Le souverain auquel il avait été annoncé qu'on faisait exclusivement la guerre est tombé et son gouvernement avec lui. L'armée qu'il conduisait n'existe plus. Il ne reste aujourd'hui que des citoyens en armes, ceux-là mêmes que le roi Guillaume déclarait ne vouloir point attaquer, et un gouvernement où siègent des hommes qui tiennent à honneur de s'être opposés de toutes leurs forces à l'entreprise qui devait couvrir de ruines le sol de notre patrie.
Source : Gallica

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