Résumé

Souvenirs du Carmel de Lille (1869)

Dans le cloître , dans le vrai sacrifice , dans la mortification suprême , l'affection humaine ne perd aucun de ses droits ; ils sont tous respectés, mais tous épurés , tous transformés en offrande à Dieu qui a promis de nous consoler plus qu'une mère. Le bonheur d'être à Dieu ne ferme point un cœur bien né aux peines d'autrui et ne l'isole d'aucune émotion généreuse. Ce cœur devient au contraire plus tendre et plus intimement occupé de ceux qu'il aime à mesure qu'il s'enlace d'une étreinte plus passionnée au cœur de Jésus.
Source : Gallica

Souvenirs du Carmel de Lille (1869)

C'était bon à voir, ces épanchements d'âmes généreuses qui ont fait à Dieu , pour le ciel, le sacrifice des plus pures , des plus légitimes affections, et qui se retrouvent un moment sur la terre. Heureux témoin de ces expansions si vraies de l'amour, nous sentions qu'il y avait comme des larmes dans nos yeux.
On a dit souvent, et beaucoup de personnes ont répété que la vie religieuse était l'endurcissement, l'insensibilité et même la mort du cœur. C'est un suicide moral, dit le monde ; la religieuse doit tout oublier.
Source : Gallica

Souvenirs du Carmel de Lille (1869)

Il faut qu'elle reste étrangère à sa famille , à son père , à sa mère , à ses amis ; il est défendu à son cœur de battre encore sous l'influence des plus doux sentiments de la nature : ce cœur doit mourir et se dessécher, sous la pression incessante d'une règle froide, inflexible , comme ces cadavres qui nous viennent d'Egypte , sans expression et sans couleur. Nous avions la preuve touchante du contraire. Non ; l'amour avec ses souveraines délicatesses, le dévoûment avec toutes ses énergies ne sont pas inconnus aux Filles du Carmel
Source : Gallica

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