Armand de Ponlevoy

Résumé

Armand de Ponlevoy A la mémoire religieuse de M. Berryer (1868)

D'ailleurs, M. Berryer a toujours porté le front levé et le cœur ouvert; il parlait comme il pensait; il croyait donc aussi tout haut et, s'il ne faisait point parade de sa religion, certes, bien moins encore en faisait-il mystère. Une des pieuses devises adoptées par lui-même pour son sanctuaire d'Augervile, c'est cette franche et noble maxime du prophète : Credidi propter quod locutus sum. En vérité, mon secret n'est plus à moi. M. Berryer s'est plus que jamais révélé lui-même en face de la mort, et son dernier mot au seuil de l'éternité a été une profession de foi.
Source : Gallica

Armand de Ponlevoy A la mémoire religieuse de M. Berryer (1868)

Pour moi, je reconnais bien que la religion est la plus grande et la plus belle chose qu'il y ait au monde ; mais, à qui me prouvera qu'elle est exclusivement divine, je donnerais volontiers la moitié de ma fortune. » En effet, la foi vaut encore plus que cela; mais, en vérité, elle coûte beaucoup moins. M. Berryer aurait pu clore ainsi le discours : « Quoi qu'il en soit d'une apparente pétition de principe,
dites seulement le Pater et l'Ave, et surtout, comme moi, récitez le Confiteor, et le Credo sortira spontanément de votre cœur. »
Source : Gallica

Armand de Ponlevoy A la mémoire religieuse de M. Berryer (1868)

Vers la fin du mois d'octobre, une lettre de la province m'avertissait que M. Berryer allait bientôt revenir à Paris dans un état de santé fort inquiétant. Dès qu'il fut arrivé, je le visitai; on voulait prendre des précautions pour m'introduire auprès du malade ; en vérité, c'était bien superflu, il n'avait pas peur d'un prêtre, bien moins encore de Dieu. Je le trouvai lui-même, affectueux et religieux,
du reste, sans conscience aucune de la gravité du mal, se plaignant seulement de faiblesse, de malaise et d'agitation nerveuse.
Source : Gallica

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