Résumé

P. G.-D. Léonce Lagarde, mort élève de 4e au petit séminaire de Felletin… (1880)

Dès que les yeux eurent été pieusement fermés, M. le Supérieur, aidé des bonnes sœurs et du professeur de l'enfant, le vêtit affectueusement comme pour une fête.
On vint tout le jour prier près de ces restes; et quand, le soir venu, il fallut les confier au cercueil, tous ceux qui étaient là remarquèrent comment le visage, un moment fatigué par la souffrance, était devenu calme, radieux et souriant. C'était, à l'heure des adieux, comme un reflet de la joie du paradis.
Le corps de Léonce Lagarde fut emporté dans sa paroisse, où il repose auprès de son père.
Source : Gallica

P. G.-D. Léonce Lagarde, mort élève de 4e au petit séminaire de Felletin… (1880)

Dans l'église bien pleine, toute l'assistance était suspendue aux lèvres de l'enfant, et on priait avec lui quand on l'entendait dire : Je vous donne mon corps, mon âme, aujourd'hui pour jamais. Je vous donne toutes mes larmes. Ce jour-là le pauvre petit demanda au bon Dieu bien des choses ; il demanda surtout de mourir en la grâce de sa première communion, s'il devait plus tard ne pas persévérer. Cette prière est-elle la cause de notre deuil? C'est le secret de Dieu ; mais elle est, à coup sûr, une cause bien légitime de nos espérances.
Source : Gallica

P. G.-D. Léonce Lagarde, mort élève de 4e au petit séminaire de Felletin… (1880)

Léonce était atteint d'une méningite. Accourue sur une dépêche, la mère du petit malade venait unir ses soins à ceux des bonnes religieuses, sa sollicitude à celle des maîtres de son fils. Ce que furent cette sollicitude et ces soins, ce n'est point à nous à le redire; mais qu'il nous soit permis de recueillir ce cri d'un cœur de mère au jour de son deuil : « Mon fils est venu à Felletin, il n'y est resté que peu de temps, il y est mort. Je suis contente pourtant qu'il y soit venu. S'il eût pu vivre, tant de soins et de prières l'auraient sauvé. »
Source : Gallica

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