Alexis Jean Marie Guilloux

Résumé

Alexis Jean Marie Guilloux A la mémoire de messire Amédée de Savignhac… (1871)

MADAME DE SAVIGNHAC.
MADAME,
Permettez à votre Évêque de pleurer avec vous un de ses diocésains les plus estimables. Tous ceux qui ont connu notre cher défunt, partageront votre trop juste douleur.
La paroisse d'Augan portera particulièrement le deuil d'un père adoptif, qui lui a fait tant de bien. Elle vient de perdre un ami dévoué, un conseiller intelligent et sage.
Les pauvres ne reverront plus leur protecteur. Vous leur servirez de mère.
Cette fin prématurée plonge dans l'affliction le pays tout entier.
Source : Gallica

Alexis Jean Marie Guilloux A la mémoire de messire Amédée de Savignhac… (1871)

On a beau dire que les grandes douleurs sont muettes : vous nous avez prouvé ce dont est capable un bon cœur, servi par une riche intelligence, quand il s'agit de consoler, en la partageant, l'affliction d'autrui, et de rendre hommage au mérite et à la vertu. Au témoignage de l'Esprit-Saint, l'homme fidèle sera comblé de louanges (1) . Vous aviez donc toute autorité pour faire l'éloge funèbre de Messire Amédée de Savignhac.
Source : Gallica

Alexis Jean Marie Guilloux A la mémoire de messire Amédée de Savignhac… (1871)

Ah ! mes Frères, que les temps sont changés ! Vous souvient-il de ce qui se passait en ce lieu saint, il y a deux ans à peine ? Pour moi, je ne perdrai jamais le souvenir de cette fête de famille. Il était au milieu de nous, plein de santé, de joie et d'espérance ; il était l'âme même de notre réunion, cet homme fidèle, qui voyait avec complaisance le Pontife du Seigneur appeler les bénédictions célestes sur la nouvelle église que nous devons à sa munificence et à son dévouement.
Source : Gallica

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