Résumé

J. Le Graët Oraison funèbre de M. le comte de Saisy… (1869)

C'est un vœu que je forme, et pour le bonheur de mon pays, et pour le prestige des hautes classes de la société ellesmêmes. Qu'elles ne l'oublient pas, c'est en se rapprochant du peuple, c'est en travaillant sous ses yeux à sa prospérité, qu'elles parviendront à étouffer dans son âme cette jalousie instinctive qui le porte à maudire toute supériorité. C'est ainsi qu'elles gagneront sa confiance, et que, dans des moments de crise, elles pourront compter sur lui. Le peuple, en effet, ne discute pas, ne raisonne pas ; mais il a la mémoire du cœur, et il l'a bien prouvé à M. le
comte de Saisy.
Source : Gallica

J. Le Graët Oraison funèbre de M. le comte de Saisy… (1869)

Hélas ! cette sainte habitude, autrefois générale dans toutes les familles chrétiennes, se perd de plus en plus, et c'est un malheur. Parce qu'on ne prie plus en commun, on ne sait pas, on n'aime pas prier en son particulier. Jeune, on n'a pas encore appris ; grand, on n'a pas le temps ; vieux, on ne sait plus.
La prière ! c'est le soupir de la famille chrétienne, l'accent de sa piété, le témoignage de sa foi. Il n'y
a plus de christianisme dans une maison où l'on ne prie pas
Source : Gallica

J. Le Graët Oraison funèbre de M. le comte de Saisy… (1869)

Oui, dans un siècle où ont abondé les lâchetés, les trahisons , les tristes défaillances , les demi-caractères, les demi-volontés, les demiconsciences, c'est quelque chose d'admirable qu'un homme qui, fidèle à la devise : fais ce que dois, advienne que pourra, suit sa ligne sans jamais dévier.
Gentilhomme dans toute la force du terme, Monsieur le comte de Saisy, ne transigea jamais avec ce qu'il regardait comme un devoir, jamais avec la conscience; toujours prêt à confesser hautement sa foi politique et sa foi religieuse, à les soutenir par la parole et au besoin par l'action.
Source : Gallica

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