J. Le Graët Oraison funèbre de M. l'abbé Joseph-Marie Huard… (1870)

Je n'ai fait qu'esquisser à grands traits la vie de M. Huard.
Que serait-ce si j'entrais dans le sanctuaire de son âme pour dévoiler tout ce qu'elle renfermait d'élevé, de sympathique et de bon? Aux plus pures lumières de l'esprit il joignait la plus exquise délicatesse de sentiment. Qui, dans une si haute position, sut mieux retenir la simplicité qui efface la puissance, et dans le supérieur ne laisse voir que l'ami ou le père ? Qui garda parmi les affaires et dans l'usage de l'autorité un cœur plus sensible ?
Source : Gallica

J. Le Graët Oraison funèbre de M. le comte de Saisy… (1869)

C'est un vœu que je forme, et pour le bonheur de mon pays, et pour le prestige des hautes classes de la société ellesmêmes. Qu'elles ne l'oublient pas, c'est en se rapprochant du peuple, c'est en travaillant sous ses yeux à sa prospérité, qu'elles parviendront à étouffer dans son âme cette jalousie instinctive qui le porte à maudire toute supériorité. C'est ainsi qu'elles gagneront sa confiance, et que, dans des moments de crise, elles pourront compter sur lui. Le peuple, en effet, ne discute pas, ne raisonne pas ; mais il a la mémoire du cœur, et il l'a bien prouvé à M. le
comte de Saisy.
Source : Gallica

J. Le Graët Oraison funèbre de M. l'abbé Joseph-Marie Huard… (1870)

Hélas ! les travaux absorbants de l'administration altérèrent la santé frêle et délicate de M. l'abbé Huard. Bientôt se déclara un mal qui ne pardonna jamais, qui, malgré les secours les plus habiles et les soins les plus dévoués, continua ses progrès et fit craindre un dénouement fatal. Pour lui, sa grande âme ne se troubla pas à l'approche du moment suprême. Habitué à compter sur Dieu avant tout, il se jeta tout entier dans les bras, dans le cœur de cet ami par excellence. Quel merveilleux dégagement ne vit-on pas alors s'opérer dans son âme ?
Source : Gallica

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