P. G.-D.

Élements biographiques

P. G.-D. Léonce Lagarde, mort élève de 4e au petit séminaire de Felletin… (1880)

Dès que les yeux eurent été pieusement fermés, M. le Supérieur, aidé des bonnes sœurs et du professeur de l'enfant, le vêtit affectueusement comme pour une fête.
On vint tout le jour prier près de ces restes; et quand, le soir venu, il fallut les confier au cercueil, tous ceux qui étaient là remarquèrent comment le visage, un moment fatigué par la souffrance, était devenu calme, radieux et souriant. C'était, à l'heure des adieux, comme un reflet de la joie du paradis.
Le corps de Léonce Lagarde fut emporté dans sa paroisse, où il repose auprès de son père.
Source : Gallica

P. G.-D. Léonce Lagarde, mort élève de 4e au petit séminaire de Felletin… (1880)

Dans l'église bien pleine, toute l'assistance était suspendue aux lèvres de l'enfant, et on priait avec lui quand on l'entendait dire : Je vous donne mon corps, mon âme, aujourd'hui pour jamais. Je vous donne toutes mes larmes. Ce jour-là le pauvre petit demanda au bon Dieu bien des choses ; il demanda surtout de mourir en la grâce de sa première communion, s'il devait plus tard ne pas persévérer. Cette prière est-elle la cause de notre deuil? C'est le secret de Dieu ; mais elle est, à coup sûr, une cause bien légitime de nos espérances.
Source : Gallica

P. G.-D. Paris fortifié (1841)

Pour utiliser, pour transformer en héroïsme la turbulente activité de l'émeute, donnons-lui à défendre, contre l'Europe, des remparts sérieux et solides, propres à soutenir une guerre régulière, où l'ordre puisse se joindre à l'enthousiasme. Fortifier Paris à moitié, n'était pas noble et digne de nous ; que dis-je ? n'était pas même prudent; car on exposait ainsi la capitale de la civilisation à devenir un champ de bataille. — Semblable ville demande tout ou rien. Pour la protéger et non la compromettre, il faut l'entourer en entier d'une double ceinture de feux.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature