Résumé

Th. Noir Notice sur M. l'abbé Mantet, ancien aumonier de l'hôpital Saint-Jacques (1883)

Ils connaissent donc peu le ministère sacré, ceux qui prétendent que l'aumônier violente les consciences. Qui laisse plus de liberté aux âmes que ces hommes de Dieu, pour qui les moyens humains ne sont que bien secondaires dans leur conduite? M. Mantet, comme tous ses confrères, n'a jamais agi que par les motifs de la persuasion.
Voilà pourquoi les convictions étaient si profondes et si durables ; voilà pourquoi on aimait tant à le revoir après avoir quitté l'hôpital, pour le consulter encore
et verser dans son sein des confidences qui soulageaient.
Source : Gallica

Th. Noir Notice sur M. l'abbé Mantet, ancien aumonier de l'hôpital Saint-Jacques (1883)

Le malade respire, ouvre les yeux, regarde le prêtre. Alors, approchant le crucifix des lèvres du mourant, M. l'abbé Mantet le lui présente en lui disant : « Mon ami, vous repentez - vous?. » Aussitôt le pécheur, touché de la grâce, fait un signe de tête affirmatif et approche de ses lèvres ulcérées l'image du Christ mourant pour lui. L'aumônier lève la main, prononce rapidement les paroles du pardon, et la mort, qui semblait en suspens, frappe son dernier coup.
Source : Gallica

Th. Noir Notice sur M. l'abbé Mantet, ancien aumonier de l'hôpital Saint-Jacques (1883)

Ici commence pour M. Mantet une vie toute nouvelle. Désormais il faudra vivre loin du monde, au milieu des malades et des mourants, et respirer de salle en salle un air souvent empesté, et tout cela pour se consacrer entièrement à cette chose si grande, mais parfois si ignorée, qu'on appelle une âme. Cette mission sublime et délicate de l'aumônier, M. l'abbé Mantet, soutenu par les grandes pensées de la foi, la remplira pendant près de quarante ans, avec un courage en quelque sorte héroïque.
Source : Gallica

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