Résumé

Justin Maffre Oraison funèbre du R. P. Lacordaire… (1867)

Un orage avait emporté dans l'exil les derniers débris d'une monarchie séculaire. Entre le catholicisme et ses adversaires, il y avait l'abîme que la disparition du trône avait creusé. Fallait-il élargir cet abîme ou essayer de le combler?
Lacordaire ne balance pas. Il se pose hardiment sur le terrain ouvert à toute initiative génereuse, sur le terrain de la liberté. C'est au nom de la liberté que la révolution s'est accomplie; c'est au nom de la liberté, et de la plus sainte de toutes, que Lacordaire revendique les droits de la conscience et de l'antique foi.
Source : Gallica

Justin Maffre Oraison funèbre du R. P. Lacordaire… (1867)

La prière n'est point un stérile mouvement des lèvres ni la savante combinaison de sons articulés. Elle consiste dans le rapprochement de l'homme avec Dieu par le libre hommage de l'un à la gloire de l'autre. La prière, c'est l'oblation souveraine du cœur; Or, cette oblation absolue, ce sacrifice de soi-même, ne s'opère que par l'amour. L'amour, dit saint Thomas, c'est un souffle qui détache l'àme, qui l'élève et la pose dans cette atmosphère supérieure où tout autre objet que Dieu lui est étranger.
Source : Gallica

Justin Maffre Oraison funèbre du R. P. Lacordaire… (1867)

Ah ! si le zèle est l'âme de l'apostolat et le rayonnement nécessaire de l'amour, Lacordaire a été le premier apôtre de son siècle. Son zèle est d'autant plus fructueux qu'il est édifiant. Il joint à la voix de l'enseignement la voix même de la vertu , selon cette parole de saint Bernard : Da voci tuœ vocem virtutis. Cet homme qui se lève au milieu de son siècle pour en dissiper les erreurs et pour en corriger les vices, cet athlète dont les triomphes égalent les combats, est-ce un orateur énivré de sa propre gloire?
Source : Gallica

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