Justin Maffre

Justin Maffre Le R. P. Lacordaire, sa vie et ses ouvrages… (1854)

Lacordaire n'attend point cet éclatant démenti infligé par les événements au prêtre apostat l'arme au poing, il descendit dans l'arène ; sa Lettre sur le Saint-Siége est un des plus beaux monuments élevés à la gloire de la papauté. Depuis le jour où la plume de l'immortel de Maistre se brisa au tombeau, nul n'avait parlé de cette institution divine avec une plus haute raison et dans des termes plus magnifiques. Rome est la vivante expression de l'unité catholique. L'unité nous ravit dans les oeuvres de la création; dans l'art elle est la forme du grand et du beau.
Source : Gallica

Justin Maffre Oraison funèbre du R. P. Lacordaire… (1867)

Un orage avait emporté dans l'exil les derniers débris d'une monarchie séculaire. Entre le catholicisme et ses adversaires, il y avait l'abîme que la disparition du trône avait creusé. Fallait-il élargir cet abîme ou essayer de le combler?
Lacordaire ne balance pas. Il se pose hardiment sur le terrain ouvert à toute initiative génereuse, sur le terrain de la liberté. C'est au nom de la liberté que la révolution s'est accomplie; c'est au nom de la liberté, et de la plus sainte de toutes, que Lacordaire revendique les droits de la conscience et de l'antique foi.
Source : Gallica

Justin Maffre Oraison funèbre du R. P. Lacordaire… (1867)

La prière n'est point un stérile mouvement des lèvres ni la savante combinaison de sons articulés. Elle consiste dans le rapprochement de l'homme avec Dieu par le libre hommage de l'un à la gloire de l'autre. La prière, c'est l'oblation souveraine du cœur; Or, cette oblation absolue, ce sacrifice de soi-même, ne s'opère que par l'amour. L'amour, dit saint Thomas, c'est un souffle qui détache l'àme, qui l'élève et la pose dans cette atmosphère supérieure où tout autre objet que Dieu lui est étranger.
Source : Gallica

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