Antoine de Maistre

Définition et enjeux

Antoine Albalat,  Joseph de Maistre (1914)

“ Despote intellectuel, écrivain inflexible, de Maistre était dans la vie privée l'homme le plus aimable et le plus accommodant. Dieu sait si les événements politiques de son époque soulevaient son indignation. Lisez cependant sa Correspondance, qui ne comprend pas moins de six gros volumes : vous chercherez vainement une méchanceté ou une malice offensante. Il y a de la violence et du paradoxe. On peut ne pas toujours se fier à son esprit, mais on sent qu'on peut toujours se fier à sa générosité. La grandeur et la noblesse étaient les qualités natives de ce déchaîneur de tempêtes. ”
Source : Gallica

Antoine Albalat,  Joseph de Maistre (1914)

“ « Vous êtes bien fou. » Comme remerciements, le roi de Sardaigne reprocha à de Maistre une «prétendue omission de 2.000 roubles. » Voilà comment on récompensait son désintéressement et son dévouement.
La correspondance de Joseph de Maistre dégage une haute leçon de philosophie et de désenchantement. On y voit le zèle, la fidélité, la clairvoyance d'un homme supérieur, qui avait
essentiellement le sens politique, aux prises avec l'apathie, l'incompréhension, l'ingratitude d'un roi rancunier et borné.
”
Source : Gallica

Antoine Albalat,  Joseph de Maistre (1914)

“ On jugeait alors Joseph de Maistre sur ses livres ; il apparaissait comme un sectaire catholique, un glorificateur farouche de la théocratie et du despotisme, sorte d'Isaïe politique sans sourire et sans tendresse. On ne voyait que le penseur, et brusquement l'homme apparut, un homme doux, facile, conciliant, dévoué à ses amis, adorant sa famille, causant avec ses enfants, esprit enjoué, accommodant et modeste. Point de morgue, point d'orgueil d'écrivain. On admirait Joseph de Maistre ; on se mit à l'aimer ”
Source : Gallica

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