Résumé

Le révérend Père Lacordaire, sa vie… (1862)

« Croiras-tu que je deviens chrétien tous les jours? Chose singulière, j'en suis à croire, et pourtant je n'ai jamais été plus philosophe. Un peu de philosophie éloigne de la religion. Beaucoup de philosophie y ramène ; c'est une grande vérité !»
Cette large intelligence mesurait de bonne heure le néant des choses terrestres. « Chaque jour, écrivait-il, j'éprouve que tout est vain ; je ne veux pas laisser mon coeur dans ce tas de boue. » Pour une âme si ardente, il n'y avait qu'un pas de ces sentiments à la foi, de la foi au sacerdoce, du sacerdoce à la bure monastique.
Source : Gallica

Le révérend Père Lacordaire, sa vie… (1862)

Madame Lacordaire, mère vraiment chrétienne, lutta un instant'par un effet de prudence, mais elle céda bientôt à la visible vocation de son fils.
L'évèque de Dijon autorisa facilement le nouveau converti à se donner au diocèse de Paris; plus tard il conçut du regret de cette condescendance, et comme on lui reprochait d'avoir ainsi perdu un sujet distingué, il répondait : « Que voulezvous? il m'avait écrit une lettre si simple, à laquelle il ne manquait que des fautes d'orthographe : je l'avais pris pour le plus grand nigaud de mon diocèse. »
Source : Gallica

Le révérend Père Lacordaire, sa vie… (1862)

Que le soleil se lève ou qu'il se couche, que l'hiver ou l'été passe là, que les nuages traversent l'espace ou que l'air y prenne une transparence, selon les saisons et les heures, tout change, tout s'anime, tout pâlit; une nouveauté sans fin sort de ce fonds immobile, semblable à la religion dont l'antiquité s'allie à la jeunesse, et qui emprunte au temps je ne sais quel charme dont elle couvre son éternité.
Source : Gallica

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