Résumé

Adolphe de Bouclon,  Vie du R. P. de Ravignan, de la Compagnie de Jésus (1858)

“ Le P. de Ravignan se recueillit profondément, fit un grand signe de croix, et, joignant avec ferveur ses mains amaigries, et levant les yeux au ciel, il dit avec un accent d'humilité admirable : « Mon Dieu, je vous demande pardon de toutes les iniquités de ma vie! » Après lui avoir donné l'absolution, le P. Ponlevoy lui dit : « Pour gagner votre Jubilé et remplacer les visites aux églises, baisez le crucifix. » Le mourant y colla ses lèvres avec amour. — Et maintenant, pour remplacer le jeûne, offrez à Dieu le sacrifice de votre vie.— De tout mon coeur. ”
Source : Gallica

Adolphe de Bouclon,  Vie du R. P. de Ravignan, de la Compagnie de Jésus (1858)

“ Pour apprécier dignement l'étendue du sacrifice de l'abbé de Ravignan, il faudrait connaître, d'après les règles du sévère Institut fondé par saint Ignace de Loyola, ce qu'est le noviciat chez les Jésuites. Il dure deux années entières; on n'y fait aucune étude; il n'y a point d'autres lectures que celle des auteurs ascétiques; il n'y a point d'autre but que de former l'humilité dans l'âme des novices, que de ployer leur volonté à l'obéissance la plus absolue de la règle, au plus entier renoncement de soimême, selon le précepte de l'Évangile ”
Source : Gallica

Adolphe de Bouclon,  Vie du R. P. de Ravignan, de la Compagnie de Jésus (1858)

“ Ce que Dieu a fondé ne peut s'écrouler. Dans ce faible enfant qu'une famille craintive dérobait à tous les regards, pour faire couler sur lui, dans le mystère et dans le secret, l'eau qui régénère, Dieu s'était choisi un puissant athlète, un apôtre qui quarante ans plus tard, dans la chaire de Notre-Dame de Paris, dans cette capitale alors enivrée d'impiété et du sang de nouveaux martyrs, devait à son tour proclamer la mort du voltairianisme et les triomphes de la foi chrétienne. ”
Source : Gallica

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