Résumé

Portrait de Henri-Dominique Lacordaire Henri-Dominique Lacordaire Le Père Lacordaire dans l'audace et dans l'humilité de son génie… (1862)

L'Église, c'est le passé de l'humanité, à partir de la création. Le Juif, l'homme éternel, est toujours là pour dire : C'est vrai, j'y étais : voilà pour l'histoire.
L'Église engendre la chasteté. Là où cette vertu n'est pas, il n'y a que de la boue dans un tombeau. Voilà pour la morale. Et le saint prédicateur s'écrie encore : « Ah ! s'il y a ici des hommes qui ne soient point mes frères par la foi, je ne veux qu'invoquer leur conscience, je leur demanderai : Êtes-vous chastes ? La chasteté est la soeur aînée de la vérité. Soyez chastes pendant un an, et je réponds de vous devant Dieu.... »
Source : Gallica

Portrait de Henri-Dominique Lacordaire Henri-Dominique Lacordaire Le Père Lacordaire dans l'audace et dans l'humilité de son génie… (1862)

AU R. P. LACORDAIRE
Si l'oeil voit resplendir sur la nature entière L'astre qui fait l'honneur et la gloire des corps, L'âme aussi d'une autre lumière, Dans son invisible carrière, A grands flots reçoit les trésors, Fruits de grâce, fruits de prière, C'est l'amour des vivants, c'est le salut des morts.
Toute cette richesse, elle est dans ta parole, Ministre de la Croix, quand ton zèle de feu Démolit la trompeuse école Où la raison n'est qu'une idole, Et quand il flétrit ce milieu Où le coeur jamais ne s'immole Et toujours se balance entre Baal et Dieu.
Source : Gallica

Portrait de Henri-Dominique Lacordaire Henri-Dominique Lacordaire Le Père Lacordaire dans l'audace et dans l'humilité de son génie… (1862)

N'est-ce pas dire que la pensée, déjà ravie sur la route de l'infini, s'arrête d'elle-même dans l'amour, que le coeur l'emporte sur l'intelligence, et que, même dès cette vie, et sans que l'âme ait besoin de sonder tout le ciel, la charité de l'Homme-Dieu la comble de grâces, dès qu'elle est reconnoissante et fidèle. Disons mieux : Dieu est charité, comme il se définit lui-même par la voix de l'apôtre bien-aimé. Dans sa tendresse pour l'homme, il lui demande son coeur, il le reçoit dans le sien ; et par là le vrai fidèle prend en quelque sorte possession de l'Infini
Source : Gallica

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