Henri-Dominique Lacordaire

Henri-Dominique Lacordaire

Résumé

Portrait de Henri-Dominique Lacordaire Henri-Dominique Lacordaire Correspondance inédite du P. Lacordaire… (1870)

Pour avoir des protections utiles aux autres et à soi-même, il faut voir beaucoup de monde, perdre beaucoup de temps, dévorer mille ennuis; ce n'est pas la peine d'être prêtre pour mener cette vie, et j'ai toujours trop aimé ma liberté. Ce qui m'attache le plus à mon état, c'est que nul n'est moins asservi au monde, à ses riens, à ses désirs, à tout ce qu'il imagine pour ennuyer ceux qui l'habitent et leur faire la loi. Dans tout autre état, la solitude est un peu égoïste ; dans le nôtre,
c'est un devoir et le premier moyen de nous rendre utiles aux autres.
Source : Gallica

Portrait de Henri-Dominique Lacordaire Henri-Dominique Lacordaire Correspondance inédite du P. Lacordaire… (1870)

Le salut coûte cher partout ; et ces innombrables solitudes que la religion s'est faites en tout temps, me sont un témoignage que les combats du désert ont toujours paru moins rudes que ceux du siècle. Dans la retraite, vous n'avez à combattre que vous-même ; dans le monde l'univers conspire contre nous. Combien de fois les passions ont triomphé de la foi la plus solide et l'ont déracinée de l'esprit, après l'avoir ébranlée dans le cœur.
Ce n'est pas la prière, ce n'est pas la visite des églises, ce n'est pas l'amour de la parole divine qui coûtent au chrétien
Source : Gallica

Portrait de Henri-Dominique Lacordaire Henri-Dominique Lacordaire Correspondance inédite du P. Lacordaire… (1870)

Voilà tous les devoirs qu'il faut remplir quand on veut être bon chrétien et bon citoyen ; mais ce n'est pas là ce qui frappe quand on regarde le monde ; on n'en voit que l'extérieur, que le bruit, que la fumée, que ce je ne sais quoi dont on jouit un instant pendant la journée et quelques années dans la vie. Car la jeunesse passe vite avec ses illusions et ses espérances, et l'âge mûr arrive avec ses charges et sa triste expérience et ses longs dégoûts ; on regarde autour de soi, et on ne voit plus ce qui avait captivé l'âme ; après avoir commencé par le plaisir, on finit par l'ambition.
Source : Gallica

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