Résumé

Lettre à M. Poujoulat, sur la vie du R. P. de Ravignan (1859)

C'est vers les autels que sa tendre piété le poussait; rien ne fut capable de l'arrêter dans cette voie où il devait laisser une si profonde et glorieuse empreinte. Un jour, le monde apprit avec surprise que le jeune et brillant substitut de Paris, renonçant à toutes les promesses d'une belle carrière, s'était enfui dans le séminaire d'Issy, dont la solitude l'attirait, et que là, dans une pieuse et profonde retraite, il venait étudier sa vocation et savoir ce que Dieu demandait de lui.
La voix de Dieu, dans le calme de la solitude, se fit entendre clairement à son coeur.
Source : Gallica

Lettre à M. Poujoulat, sur la vie du R. P. de Ravignan (1859)

L'Université, si on le considère bien, a plus gagné que perdu à cette liberté d'enseignement. Le fardeau de sa propre responsabilité, sous lequel elle devait tôt ou tard succomber, était allégé ; la concurrence sérieuse qu'allait lui faire l'enseignement libre devait l'aiguillonner et provoquer des réformes utiles qu'elle n'aurait jamais eu peut-être le courage de faire, et qui ont beaucoup amélioré ses principaux établissements sous le rapport du bon esprit de ses maîtres, de la discipline intérieure et de l'enseignement religieux.
Source : Gallica

Lettre à M. Poujoulat, sur la vie du R. P. de Ravignan (1859)

M. de Ravignan, en se dévouant à la religion, n'avait rien perdu de son dévouement pour sa patrie. En devenant un saint Religieux, il était resté un bon citoyen. Ses nouvelles habitudes, la perfection de son saint état, les grandes pensées religieuses qui occupaient sa vie, lui avaent fait placer plus haut que la terre le but de ses efforts et les affections de son coeur ; mais ce coeur était resté rempli du plus pur patriotisme
Source : Gallica

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