Résumé

Alexandre Guillemin Première remontrance à Maître Dupin aîné… (1842)

Alors que par nul fait la royale pensée Contre les factieux ne s'étoit annoncée; Alors qu'ils disoient tous au mépris de la loi : « Chassons à notre gré les ministres du roi ! -- « Sinon, point de concours ! » Et la Chambre parjure N'attendit pas qu'un vôte eût voilé cette injure, Dans le jeu régulier du régime légal ; Et ce crime a donné le funeste signal.
Songez-y bien : les morts n'ont point de subterfuges, Ils ne font point de lois, ils ne font point de juges.
Ah ! Dupin, en dépit de vos majorités, -
Elles resplendiront les grandes ventes !
On y reconnoîtra la royale innocence
Source : Gallica

Alexandre Guillemin Première remontrance à Maître Dupin aîné… (1842)

« Les moines, qu'ont-ils fait de l'une? détrônée!
« Et l'Université., de l'autre? couronnée! »
Et la Chambre fertile en orateurs diffus, Se garda néanmoins de gloser là-dessus.
Elle eut pu, mieux encor, le prier de se taire.
Mais ce grand procureur calcule son affaire; Et le coup de stylet, par un tour assez fin, De son méchant discours n'aiguisoit que la fin.
Du reste, les absens ont le temps de répondre, Et, par la vérité, le droit de le confondre.
Devant tout le public quand un orateur ment, Tout le public le peut siffler impunément; Et c'est même parfois un service à lui rendre.
Source : Gallica

Alexandre Guillemin Première remontrance à Maître Dupin aîné… (1842)

Toutefois, à l'aspect d'un deuil qui n'est pas clos, Je demeure fidèle à mon ferme propos; Je n'examine point ici les personnages, Je ne les connois pas, pas même leurs visages, Mais j'aurois peur pour eux, lorsque maître Dupin Nous dit à quelle école ils ont mangé leur pain, Si le fait rétabli dans son exactitude Ne me débarrassoit de ma sollicitude.
Nul collége n'a dit aux jeunes d'Orléans: « Vivez, mes fils, vivez comme l'on vit céans. »
Source : Gallica

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