Nicolas de Bohaire-Dutheil

Résumé

Nicolas de Bohaire-Dutheil Le Siège de Paris

On entend un coup de tonnerre, à travers les éclairs, on voit descendre un nuage décoré de l’azur le plus éclatant ; sur ce nuage paraît un Ange tenant une branche d’olive d’une main, de l’autre et suspendue sur la tête de Henri, une couronne de lauriers ou de brillants, de laquelle sort une guirlande, formant légende, où l’on voit comme gravé en lettres de feu le vers suivant : « Bourbon de ses Sujets le vainqueur et le père ».
Les Musiciens toujours dans les coulisses de l’arrière-scène, sans paraître, exécutent dans le lointain l’air de la Belle Gabrielle
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Nicolas de Bohaire-Dutheil Le Siège de Paris

Faut-il que de tes mains le plus parfait ouvrage
À son Dieu qu’il adore offre un coupable hommage ?
Ah ! Si du Grand Henri ton culte est ignoré,
Par qui le Roi des Rois veut-il être adoré ?
Daigne éclairer ce cœur créé pour te connaître, [415]
Donne à l’Église un fils, donne à la France un Maître.
Des Ligueurs obstinés confonds les vains projets ;
Rends les sujets au Prince, et le Prince aux sujets :
Que tous les cœurs unis adorent ta justice,
Et t’offrent dans Paris le même sacrifice.
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Nicolas de Bohaire-Dutheil Le Siège de Paris

Qu’une guerre cruelle à nos cœurs oppressés
Apportât le carnage, il fallait la famine ;
Cet indigne fléau de la fureur divine,
Nous prive en un seul jour de nos plus grands guerriers.
En vain de notre Roi vous bravez les lauriers, [120]
Amis, si vous voulez voir la fin de vos peines,
Songez que de Bourbon il faut prendre les chaînes ;
Et puisque c’est pour lui que Turenne combat,
Henri va triompher, d’Aumale en vain se bat.
Allons nous réunir au char de sa victoire ; [125]
Servir sous les Bourbons, c’est voler à la gloire.
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