Résumé

Louis Jacques Breton Oraison funèbre de très-haut, très-puissant et très-excellent prince Louis XVIII, roi de France et de Navarre… (1824)

Qui le croirait après nos sermens de fidélité à LOUIS LE DÉSIRÉ : l'ivraie menace d'étouffer le bon grain!... Bonté, sagesse royale, changez-vous en justice et en force !
Notre auguste Monarque se repentira-t-il d'avoir été si bon ?.... Non, non, jamais un père ne peut s'affliger d'avoir aimé ses enfans; mais à la tête de ses serviteurs fidèles, il chassera les ennemis de sa famille, et recherchera avec tendresse à ramener ceux de sa maison qui semblaient oublier ses bienfaits ! LOUIS XVIII voudrait combattre en personne les ennemis de la France !
Source : Gallica

Louis Jacques Breton Oraison funèbre de très-haut, très-puissant et très-excellent prince Louis XVIII, roi de France et de Navarre… (1824)

Notre auguste Prince attend tout du Ciel, mais sans être téméraire ; il emploiera avec prudence les moyens humains : il convoque les Puissances de la terre. Il avertit les Rois des maux qui les menacent. La cause de LOUIS XVI était leur propre cause , et le mal du Peuple français était un incendie qui devait consumer tous les Peuples. Il avait tant médité la profonde pensée de Montesquieu : un Roi sans Religion est un tigre qui dévore; que sera-ce qu'un Peuple-Roi, sinon une bande de tigres affamés, dont la rage insatiable déchirera et dévorera tout ce qu'ils pourront rencontrer ?
Source : Gallica

Louis Jacques Breton Oraison funèbre de très-haut, très-puissant et très-excellent prince Louis XVIII, roi de France et de Navarre… (1824)

Il voit son Roi captif, malheureux; il entrevoit la France coupable et punie ! Elle gémira dans un dur esclavage que les factieux appellent liberté; elle sera déchirée par plus de cinq cents tyrans, et elle prépare un échafaud à son Roi qui faisait son bonheur ; elle se soumettra au sceptre de fer d'un étranger qui dévorera ses enfans ; car il n'élèvera ses trophées que sur des monceaux de Français : et elle repousse la main de son père , le coeur de ses amis , les armes de ses libérateurs!... Non, non ; jamais un Bourbon ne saurait se faire à cette effroyable perspective !
Source : Gallica

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