Résumé

Jean Audrain Oraison funèbre de Louis XVIII, roi de France… (1824)

C'est donc Dieu qui a tout conduit, selon sa parole, lui qui tient dans ses mains les esprits et les volontés. C'est lui qui a rendu tout-à-coup si cher, un Prince oublié , inconnu à la génération nouvelle, redouté par plusieurs, ardemment désiré, mais presque sans espoir, par ceux qui avaient toujours gémi sur son éloignement et sur nos malheurs. C'est lui qui a fait tomber dans le moment marqué par sa miséricorde, et les répugnances héréditaires, et les injustes défiances, pour réunir tous les coeurs dans un même concert de bénédictions et d'amour.
Source : Gallica

Jean Audrain Oraison funèbre de Louis XVIII, roi de France… (1824)

Chrétiens , l'Esprit-Saint vous l'a dit : De ce que Dieu, qui veut des âmes généreuses sur le trône , revêt lui-même de confiance et de force ceux qu'il a faits dépositaires de sa puissance. Il imprime dans leur coeur, avec la conviction de leurs droits et de leur pouvoir , une assurance intrépide pour les maintenir. Cette force est un besoin , et elle ne leur manque pas. Elle est un devoir, et ils y sont fidèles par l'assistance de celui qui les lient dans sa main. Louis puisait la sienne dans sa foi.
Source : Gallica

Jean Audrain Oraison funèbre de Louis XVIII, roi de France… (1824)

Qu'importe que cet admirable concert ait paru se démentir onze mois plus tard , lorsqu'un vent impétueux, se levant du côté du midi, vint troubler cette sérénité par une nouvelle tempête, et précipita encore au travers de la France épouvantée l'affreux torrent qui devait causer tant de ravages. La merveille dont je parle n'en est que plus étonnante. Il ne fallait rien moins que le doigt de Dieu pour confondre dans les mêmes témoignages de respect et d'amour, ou pour forcer du moins au silence , ceux qui ont eu le malheur de se laisser aveugler plus tard.
Source : Gallica

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